Audrey Kabla, fondatrice de l’agence Epykomène, Maison du marketing du Luxe & du savoir-faire Français a eu l’immense plaisir de rencontrer Miko, qui est un animateur de télévision et de radio, un comédien et humoriste français.

Un grand merci pour ce moment !

 

Audrey : Explique-nous en quelques mots ce que tu fais dans la vie ?

Miko : Je suis réalisateur pour la télévision entre autre, j’ai été co-animateur radio, j’ai notamment travaillé avec Cauet pendant quinze ans. On peut dire que je suis à la fois devant et derrière la caméra.

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Audrey : Dans ton métier de réalisateur, est ce que tu peux nous expliquer concrètement ce que tu fais ?

Miko : Globalement, je me suis spécialisé dans la parodie, c’est-à-dire tout ce qui concerne les fausses émissions de télévision, les fausses publicités, les fausses annonces… J’en ai fais une spécialité depuis une série que j’ai créé pour Comedie+ (Miko et Cartman ne foutent rien), dans laquelle il y avait une partie série classique et une partie de parodies d’émissions de télévisions, où l’on parodiait toutes les émissions et j’ai beaucoup aimé faire cela donc j’ai décidé par la suite de poursuivre sur d’autres émissions.

 

Audrey : Concrètement lorsqu’une entreprise souhaite collaborer avec toi, tu vas donc te charger de travailler avec eux le scénario, la mise en scène ou simplement la réalisation de la vidéo, de la production ?

Miko : Cela dépend des projets ; c’est arrivé de nombreuses fois où les auteurs créaient leurs propres histoires et c’était à moi de la mettre en image, et d’autres fois où c’est moi qui écrivait l’histoire et je la mettais en image pour eux.

 

Audrey : Et tu t’occupais également de la production… d’ailleurs, qu’est ce que la post production ?

Miko : La post production est tout ce qui est réalisé après le tournage, c’est-à-dire lorsque l’on rajoute des effets spéciaux par exemple, c’est également changer l’image en elle-même, lui donner une certaine couleur. Par rapport au cycle de production, survient d’abord le tournage, ensuite nous avons le montage et une fois que le produit est fini nous rajoutons les effets spéciaux lors de l’étape de la post-production.

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Par rapport à mon parcours, j’ai aussi collaboré sur des projets moins orientés vers l’aspect humoristique ; j’ai un ami photographe qui travaille pour des marques de mode et j’ai collaboré à de nombreux montages d’images qu’il avait auparavant pris ou filmé, pour des marques comme Les Petites, Vestibus, etc…. La mode me change d’univers ! Concrètement, il réalise le shooting photo et également un shooting vidéo et il revient vers moi avec toutes ces images, et c’est alors à moi de leur trouver un sens, un rythme, et d’essayer de raconter quelque chose, une histoire en très peu de temps. Cet exercice peut me paraître difficile car ce sont des images que je n’ai pas tourné, alors que j’aime bien tout faire sur un projet, j’aime tout faire de A à Z , être derrière la caméra, j’aime faire le montage moi-même, donc lorsque ce n’est pas toi qui tourne les images, tu peux être frustré parce que tu te dis « j’aurais fait différemment »… mais c’est aussi un challenge très intéressant, de s’y adapter et de voir ce que tu peux réaliser à partir du travail de quelqu’un d’autre, d’essayer de se l’approprier, d’y donner ton style, ta couleur.

 

Audrey : Qu’est-ce-qui t’as motivé à te lancer dans cette voie ?

Miko : C’est un rêve d’enfant, depuis que je suis tout petit j’ai toujours voulu être là-dedans, cela vient aussi de mon environnement familial, mon père avait un caméscope à une époque où ce n’était pas encore vraiment développé, où ce n’était pas commun à toutes les familles ni à tous les foyers, et à une époque où tout le monde n’avait pas forcément une caméra sur soi comme maintenant avec les Smartphones. C’était des gros caméscopes d’épaule où il fallait se promener avec le magnétoscope, cela m’amusait beaucoup et il est vrai que mon père nous filmait souvent en famille, on se re-visionnait les films juste après le tournage et je me suis vite habitué à me voir dans la caméra. J’ai aussi très vite subtilisé la caméra car j’avais repéré comment cela ça fonctionnait, machinalement je voyais mon père faire à chaque fois les mêmes mouvements donc j’avais finit par retenir, et je me souviens d’un jour où je lui avais subtilisé la caméra pendant qu’il n’était pas là et j’avais mis en scène ma sœur, et j’ai eu un déclic. J’ai grandis avec une caméra depuis tout petit, j’ai ma vie en vidéo, et il n’y a pas un endroit où j’allais sans ma caméra.

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Audrey : Quelle est la partie de ton travail que tu apprécies le plus ?

Miko : J’aime beaucoup la phase de montage. Le montage c’est le moment où tout prend son sens ; après un tournage, une fois que tu passes au montage, tu peux avoir mille versions, mille façons de raconter une histoire, mille façon d’agencer les images, et c’est vraiment la partie que je préfère car c’est là où le projet prend vie et où tu enchaines les séquences que tu as filmé, tu les joins bout à bout pour y créer un sens.

 

Audrey : Est-ce que tu as des projets particuliers pour la deuxième partie de l’année 2016 ou l’année 2017, des choses que tu as envie de réaliser par rapport à ton métier ?

Miko : Alors, je vous l’annonce, j’anime le Morning de Voltage Radio à Paris à partir du 16 Août 2016. J’ai fait 13 ans de radio et j’avoue que cela m’avait manqué depuis quelques années. Je suis très content de collaborer avec Voltage et je vous y attends du lundi au vendredi entre 06h00 et 09h00 !

 

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Voici Miko, le matin du 16 août 2016, lors de sa première émission pour Voltage. 🙂

J’aimerais également réaliser une série pour la télévision ou le net, avec un format court, j’aimerais bien trouver un concept sympa. Par exemple un concept comme Bref, c’est vraiment un court-métrage qui a révolutionné la télévision, il a apporté une fraicheur et quelque chose qu’il n’y avait pas avant. J’aimerais bien trouver une idée, une forme peut-être que l’on n’aurait pas vue auparavant. Sinon, je suis un peu comédien à mes heures perdues, j’ai participé à une série courte qui est passé sur la chaine de télévision MCM, où j’ai partagé l’affiche avec des personnes connues comme Martin Lamotte, Samy Naceri, même si l’on on n’a pas tous joué en même temps. J’ai participé à cette série durant deux saisons ; la deuxième saison vient de se terminer et là nous allons partir en tournée dans les boutiques FNAC de France pour des séances dédicaces de DVD et je vais tourner dans la troisième saison cet été. C’est pour moi une bonne expérience, car je n’ai pas trop l’habitude de me faire diriger par des personnes, car en général c’est moi qui me dirige. C’est vraiment intéressant de passer de l’autre côté. Je suis également le parrain du Festival Armageddon, un festival geek de science fiction et culture pop qui se déroule en novembre  et dont les bénéfices seront reversés à une association.

 

Audrey : Quels hommes ou femmes t’inspirent ?

Miko : Je ne suis pas forcément quelqu’un d’admiratif mais il y a bien sûr des réalisateurs que j’apprécie, comme Steven Spielberg ; j’aime beaucoup sa filmographie, j’apprécie ce qu’il fait, je suis bercé par ses films depuis que je suis enfant, c’est ce qui me donne envie de faire ce que je fais.

 

Audrey : Quel personnage réel, fictif, vivant ou mort rêverais-tu de rencontrer ?

Miko : J’écoute beaucoup en ce moment The Doors, que j’ai découvert à travers un film d’Oliver Stone, ce qui m’a donné envie d’écouter les albums et je trouve que c’est quelqu’un d’assez charismatique et mystique. Je suis agoraphobe lorsque je suis entouré de gens mais je pense que pour un concert de Jim Morrison je serais capable de surmonter cette peur du public et d’y aller.

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 Audrey : Quel est ton dessert préféré ?

Miko : L’Opéra.

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Audrey : Si ton métier, la réalisation, était un art visuel comme la peinture, la musique, la danse, etc, lequel serait-il ?

Miko : Ce serait la musique car je pense que tout est une question de rythme, le rythme est important dans ce que nous faisons. J’ai vu des films qui ne m’ont pas plu à cause du montage, à cause du rythme. Le montage et le rythme sont très importants, c’est une musicalité. Lorsque je monte un projet, c’est comme une musique.

 

Audrey : Si toi Miko, tu étais un animal, lequel serais-tu ?

Miko : Il y a quelques années j’aurais pu dire le chien, car j’ai toujours eu des chiens mais maintenant je dirais le chat. Je suis plus un chat, avec un petit côté solitaire, indépendant, qui a son petit caractère.

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Audrey : Y-a-t-il une citation que tu aimes particulièrement et que tu voudrais partager ?

Miko : « Longue vie et prospérité » de Monsieur Spock dans Star Trek, que j’affectionne particulièrement.

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